Un modèle innovant améliore-t-il le suivi des troubles psychiatriques chez les patients traités pour un trouble lié aux opioïdes

Un modèle innovant améliore-t-il le suivi des troubles psychiatriques chez les patients traités pour un trouble lié aux opioïdes

Un modèle innovant améliore-t-il le suivi des troubles psychiatriques chez les patients traités pour un trouble lié aux opioïdes

Les personnes souffrant à la fois d’un trouble lié à la consommation d’opioïdes et d’un trouble psychiatrique comme la dépression ou le trouble bipolaire reçoivent rarement un traitement adapté pour leur santé mentale. Aux États-Unis, plus de la moitié des individus dépendants aux opioïdes présentent aussi un trouble mental, mais beaucoup ne suivent aucun traitement pour ce dernier. Une étude récente s’est intéressée à l’impact d’un modèle de soins appelé « hub and spoke » sur l’observance des médicaments psychiatriques chez ces patients.

Ce modèle organise les soins en désignant certains centres comme des « hubs » où le traitement contre la dépendance aux opioïdes est initié, tandis que d’autres structures, les « spokes », assurent le suivi. En intégrant des programmes de santé mentale dans ce réseau, les chercheurs ont émis l’hypothèse que cette approche pourrait améliorer la prise en charge des troubles psychiatriques.

Les résultats montrent des effets contrastés. Pour les patients bipolaires, ceux pris en charge dans le modèle « hub and spoke » étaient moins susceptibles de se voir prescrire un stabilisateur d’humeur dans le mois suivant le début de leur traitement contre la dépendance. Cependant, sur une année, leur observance à ces médicaments était bien meilleure que celle des autres patients. En revanche, pour les personnes souffrant de dépression, ce modèle n’a pas montré d’amélioration significative dans la prise ou l’observance des antidépresseurs.

Ces observations suggèrent que l’accent mis sur le traitement de la dépendance aux opioïdes n’a pas automatiquement bénéficié à la prise en charge des troubles psychiatriques associés. Les programmes de soins devraient donc mieux intégrer les deux aspects pour répondre aux besoins globaux des patients. L’efficacité d’un tel modèle dépendrait ainsi de sa capacité à équilibrer les priorités entre dépendance et santé mentale, plutôt que de se concentrer uniquement sur l’initiation du traitement contre les opioïdes.


Sources du média

Document de référence

DOI : https://doi.org/10.1007/s10597-026-01606-9

Titre : Treatment for Comorbid Mental Health Disorders Among Patients Treated for Opioid Disorder: The Role of a Hub and Spoke Intervention

Revue : Community Mental Health Journal

Éditeur : Springer Science and Business Media LLC

Auteurs : Dominic Hodgkin; Shay M. Daily; Lee Panas; Grant Ritter; Maureen T. Stewart; Sharon Reif

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